samedi 25 juillet 2015

À destination : Seminyak et Nusa Lembongan

Derniers jours de voyage pour Joëlle, qui nous quitte déjà dans 2 jours. Nous avons donc choisi d'aller visiter la région très touristique de Seminyak-Legian-Kuta, surtout en raison de sa proximité avec l'aéroport. Reconnues pour leur plage unique qui s'étend entre les trois villes, elles constituent le royaume de la fête, du surf, de la farniente et des couchers de soleil sur la plage à l'heure de l'apéro.


Nous avons donc dédié ces deux journées à nous prélasser sur la plage, en plus de faire quelque magasinage dans les boutiques de souvenir. À ce sujet, nous n'en revenons pas de la quantité de tissus et de vêtements de mauvaise qualité que l'on peut trouver dans ce pays. Certainement qu'il serait possible d'habiller toute la planète avec ce que l'on y trouve, quoi que ce serait probablement seulement pour quelques jours (j'ai acheté des shorts qui se sont déchirées après quelques heures. Le temps de les recoudre, elles se sont déchirées à nouveau à 3 autres endroits).

Séjour assez peu dépaysant que d'être dans cette ville ultra-touristique, mais nous en profitons tout de même pour nous payer un bon resto. Pour 14,50$ CAD, nous avons droit à une table d'hôte dans un grand restaurant chic, vin inclus. Puis, nous terminons la soirée dans une célèbre discothèque de Seminyak où nous rencontrons des jeunes gens de partout autour de la planète. La soirée se termine avec la fermeture du bar (4h du matin!) et le retour à l'hôtel sous la bonne surveillance de deux gentils indonésiens, Peng-Peng et Ding-Ding (des surnoms), qui refusent obstinément de nous laisser rentrer seules et qui nous suivent avec leur scooters jusqu'à l'auberge. Si vous avez déjà entendu parler des attentats de Bali (2002), ils ont eu lieu dans deux de ces discothèques branchées remplies de touristes. L'industrie touristique de l'île a beaucoup souffert après ces événements, mais aujourd'hui les touristes sont de retour.

Après le départ de Joëlle, Véro et moi quittons la merveilleuse île de Bali. Nous avons acheté un billet ouvert qui nous mènera d'abord sur l'île de Nusa Lembongan (qui fait partie de la province de Bali et où les gens pratiquent le même type d'hindouisme), puis sur l'île de Lombok, dernière étape de notre voyage. La plage de Sanur, d'où le bateau part, s'est remplie en quelques heures de familles musulmanes (qui retournent probablement à Lombok après les vacances d'Idul Fitri - la fin du Ramadan et d'importance similaire à Noël chez nous) qui soupent sur la plage. C'est pas la petite affaire! Ils ont un thermos rempli de riz et des plats remplis de mets plutôt élaborés : poulet en sauce, coucous, etc. Ils prennent des papiers cirés dont ils font un cornet, y placent du riz, puis des autres mets, et mangent le tout avec leurs mains. On les regarde, fascinées.

Le voyage en bateau est, selon les dires du guide Lonely Planet, un passage initiatique pour quiconque désire se rendre sur l'île. On comprend rapidement pourquoi : la bateau file à toute vitesse parmi les vagues. Une vérité s'impose : il n'y a pas de suspension sur un bateau! Heureusement, la mer est relativement calme; des amis à nous ont fait la même expérience mais avec une mer plus agressive... je n'aurais pas souhaité tenter l'expérience.

Dès notre arrivée sur l'île, l'ambiance nous charme. Même s'il y a beaucoup de touristes, on sent immédiatement le calme et l'authenticité de l'endroit. Pour la première fois en Indonésie, les routes ne sont pas bondées de traffic : c'est notre chance d'essayer le scooter!

Il est donc notre objectif le lendemain de nous initier à ce moyen de transport idéal pour visiter l'île. Nous demandons les prix à quelques personnes qui louent des scooters. L'un d'eux, lorsqu'il apprend que nous n'en avons jamais fait, hésite puis nous explique qu'il n'y a pas d'assurances sur l'île : si on brise, on paie. Hésitantes, nous retournons à notre auberge où nous demandons à notre hôte, Wayan, qui loue aussi des scooters, de nous montrer comment faire. « You know push bike [bicyclette]? Same-same, but different. » Cela nous fait rire. On lui demande de nous montrer comment faire, il réalise que l'on ne sait absoluement rien sur l'art de manier le scooter. Il va nous chercher deux vélos; on insiste. « No, we want motorbike. »

 Voyant notre insistance et avec beaucoup de patience, il nous explique comment faire. Je fais le premier test; je ne suis pas très à l'aise, je tremble énormément et à un point, je reste un peu prise au dépourvue en plein milieu de la route (ô merci, nous ne sommes plus à Yogyakarta!). J'essaie de me donner un peu de courage en pensant à mon père motard. Peu convaincue, je laisse Véro essayer à son tour. Rapidement, elle décolle et disparaît au bout de la rue. J'attends de la voir revenir. Soudainement, je la vois tomber sur le côté avec le scooter! Je cours la rejoindre; elle ne s'est presque pas fait mal, mais le bras de frein s'est cassé en deux durant la chute.

Same-same but different
Piteuses, on retourne à notre auberge où nous montrons à Wayan le résultat de notre incompétence. Il se confond en excuses (typique des Indonésiens), alors que nous insistons pour prendre le blâme. « OK for push bikes. », on a déjà été plus fières de nous! Et là, il nous sort les deux plus beaux vélos du monde si vous êtes une fillette de 10 ans, version taille adulte. C'est ainsi résignées à abandonner notre rêve de faire du scooter, les cheveux au vent, en Indonésie qu'on part à la découverte de l'île avec notre propre jus de muscles.

Nous avons rapidement trouvé un petit coin tranquille au bout de la route qui mène aux mangroves. Un jus de fruit frais et un mie goreng plus tard, nous étions prêtes pour le snorkeling. La famille chez qui nous étions arrêtées ont tenté de nous convaincre d'y aller en bateau; comme on se fait beaucoup solliciter quand on est touristes en Indonésie, on a refusé. Ils finissent par nous dire « ok, you can just walk over there [le large] and good snorkeling, no problem ».


On détermine que je ferai le premier snorkeling pendant que Véro surveille nos trucs sur la plage. Je pars donc les deux pieds dans la vase et les algues vers le large... je marche pendant 300 mètres sans avoir plus d'eau qu'aux chevilles. De plus, après un bout, je me rends compte que je marche de plus en plus dans les coraux, que je brise bien sûr. J'essaie de faire un bout avec mes palmes dans les pieds. Très élégant. Véro, qui m'observait de la plage, a dû en rire un bon coup! Après encore un bout, je décide d'essayer de continuer en nageant, mais il y a si peu d'eau que les coraux m'écorchent les jambes. Déterminée, mais aussi puisque de toute façon, retourner sur mes pas n'est pas une meilleure idée, je finis par me rendre là où l'eau se creuse et où se trouvent déjà quelques bateaux qui mènent les touristes au meilleur spot de snorkeling du coin.

Wow! Même si je suis un peu en colère d'avoir brisé tant de coraux sur mon passage, et que mes jambes blessées brûlent dans l'eau salée, et que je ne sais pas vraiment comment je vais pouvoir retourner à la plage, je suis éblouie par la beauté de ce que je vois. La diversité est incroyable; des coraux de toutes sortes, des échinodermes, des anémones et tant de poissons que j'ai peine à y croire. J'avais cru que jamais je ne ferais meilleur snorkeling que celui que j'ai fait aux Galàpagos. Même si c'est difficile à comparer, la diversité des coraux et des poissons est clairement supérieure ici.

Après quelques minutes d'extase, je fais le tour des bateaux ancrés et je finis par me quêter un lift de retour vers la berge, mais à près d'un demi-kilomètre de la plage où se trouve Véro, mon argent, mes vêtements et mes souliers! Je commence donc à marcher vers là, nus-pieds, en bikini et avec mon équipement de snorkeling dans les mains. Je sais que Véro doit commencer à se demander où je suis. Heureusement, je me fais rapidement proposer un lift en scooter et j'accepte avec joie. L'aventure s'est tout de même bien terminée, même si je suis encore un peu fâchée que les locaux puissent nous envoyer marcher ainsi dans la mer de corail qui est déjà si mal en point en Indonésie.

Pour le reste de l'après-midi, et comme le snorkeling en vaut vraiment le coup, nous avons loué un petit kayak double et on est retournées au large. On a beaucoup aimé et, le soir, on avait encore la tête pleine d'images de notre après-midi sous-marin.

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